Quand on a analysé ce cabinet bordelais, le contraste était frappant. Des récompenses, une cinquantaine de réalisations documentées, des projets mixant patrimoine et architecture contemporaine. Et pourtant : un Instagram abandonné depuis deux ans, un LinkedIn sous-exploité, et aucune stratégie de contenu visible.

Ce n'est pas un cas isolé. C'est le profil type du cabinet d'architecture français : excellent sur le fond, invisible sur la forme. Les concours se gagnent sur références. Les clients privés et les promoteurs, eux, cherchent en ligne — et ce qu'ils y trouvent détermine souvent le premier contact.

Les 5 points du diagnostic

Instagram

Compte actif en 2022, dernier post : il y a 26 mois. Les abonnés ont décroché. L'algorithme a pénalisé l'inactivité. Repartir de zéro est plus complexe que de n'avoir jamais commencé.

LinkedIn

Page entreprise créée mais jamais animée. 47 abonnés. Zéro publication sur les 12 derniers mois. Le profil des associés est plus visible que la page du cabinet — et c'est le problème.

Contenu inexploité

Le cabinet documente tous ses chantiers. Photos de qualité, coupes, avant/après. Ce matériau n'est jamais transformé en contenu publiable. Des semaines de réseaux sociaux dorment dans leur Dropbox.

Site web

Portfolio bien construit, mais aucune mise à jour depuis 18 mois. Trois projets livrés récemment n'y apparaissent pas. Le site montre un cabinet de 2023 — pas celui de 2026.

Cohérence visuelle

Cinq supports différents, cinq identités légèrement différentes. La police du site ne correspond pas aux visuels Instagram. Les couleurs varient selon la plateforme. Impression d'amateurisme involontaire.

Engagement

Taux d'engagement sur les rares posts : 0,8%. La moyenne secteur est à 3,2% pour les cabinets qui publient régulièrement. L'audience n'est pas absente — elle n'est simplement pas activée.

"Le problème n'est pas le manque de matière — c'est le manque de système. Ce cabinet produit plus de contenu en un mois de chantier qu'une agence digitale classique en un an. Il ne sait simplement pas comment le transformer."

Les 3 priorités recommandées

  1. Relancer Instagram avec un calendrier éditorial strict Pas une publication par semaine au hasard. Un rythme de 3 posts/semaine avec une répartition fixe : réalisation livrée (lundi), coulisses de chantier (jeudi), projet en cours ou distinction reçue (samedi). Instagram récompense la régularité avant l'originalité. Ce cabinet a assez de matière pour tenir 6 mois sans produire quoi que ce soit de nouveau.
  2. Faire de LinkedIn la vitrine B2B Les promoteurs, les maîtres d'ouvrage publics, et les partenaires cherchent sur LinkedIn — pas sur Instagram. Une publication par semaine axée sur la méthodologie, les retours d'expérience ou les certifications suffit à positionner le cabinet comme référence sectorielle. Le ton y est différent : moins esthétique, plus expert.
  3. Créer un flux de contenu à partir des archives existantes La Dropbox du cabinet est une mine. Avant/après de réhabilitations, coupes techniques, photos de chantier brut — autant de formats qui performent. L'objectif : documenter en 2 heures par mois ce qui se passe naturellement sur les projets, puis déléguer la mise en forme et la publication à ArchiPulse.

Ce qu'on peut raisonnablement attendre

En 90 jours de travail structuré, les cabinets qui partent d'une situation similaire constatent généralement : une communauté Instagram qui redémarre (×3 à ×5 sur l'engagement), un LinkedIn qui génère ses premiers contacts entrants, et — plus important — une présence cohérente qui renforce la crédibilité perçue quand un prospect visite le site après un premier contact.

Ce n'est pas de la magie. C'est de la régularité appliquée à du contenu de qualité qui existait déjà. Le gap entre ce que ce cabinet fait sur le terrain et ce qu'il montre en ligne représente une opportunité directe — pas un problème insoluble.